Etienne Marcel, le think tank des PME est né

Un think-tank des PME ! Une volonté de transparence. C’est le seul outil qui puisse garantir notre indépendance, notre liberté d’expression dans le débat public et donne l’occasion de réunir des hommes et des femmes de toutes tendances pour débattre librement de l’entrepreneuriat responsable. A côté des organisations patronales, échanger pour agir, au quotidien, sur ces grands enjeux que sont l’emploi, la formation professionnelle, l’égalité des chances, le développement durable et le financement des entreprises.

Un think-tank des PME ! Une volonté de transparence. C’est le seul outil qui puisse garantir notre indépendance, notre liberté d’expression dans le débat public et donne l’occasion de réunir des hommes et des femmes de toutes tendances pour débattre librement de l’entrepreneuriat responsable. A côté des organisations patronales, échanger pour agir, au quotidien, sur ces grands enjeux que sont l’emploi, la formation professionnelle, l’égalité des chances, le développement durable et le financement des entreprises. Une ambition. Parce que les PME ont tout à gagner de leur présence dans le débat d’idées pour contribuer à bâtir une autre façon d’étayer la reprise, penser le dialogue social et l’économie de marché.

Les patrons de PME n’ont pas fait le chemin de DAVOS. Ils avaient sans doute à voir, rencontrer et entendre les Grands de notre Monde parler Economie mais qu’avaient-ils à y gagner ? Dans le prolongement de la crise économique et financière, que nous venons de vivre, les patrons de PME peuvent-ils rester plus longtemps les spectateurs d’un jeu mondial dont-ils n’ont pas les cartes, voire dont ils sont les pions ? Et c’est pour tenter de répondre à ces interrogations qu’ils attendent avec impatience, réserve et espoir – après la relative déception de Séoul – la réunion d’un G20, sous présidence française. Un G20 dont les priorités seront de mesurer comment les Etats veulent s’engager durablement pour limiter les crises des monnaies, juguler la hausse des matières premières et assurer la relance de l’économie mondiale dans l’après-crise.

On peut craindre cependant que les PME seront, une fois encore, les oubliées du G20, faute de mesures qui visent à rendre, plus ouverts et moins couteux, leur financement, leurs échanges et les flux financiers. Comme la question de l’emploi, sa dynamisation par une déclaration commune, sera-t-elle évoquée ? Espérons-le, toute « prise de conscience » est envisageable.

Bien entendu, la gouvernance mondiale est une affaire sérieuse, c’est même un exercice délicat mais, en grâce, évitons de limiter « La Crise » aux conséquences de désordres économiques et financiers. Ce sont des explications mais ce ne sont pas les seules. Les moments que nous vivons, depuis des années, marquent aussi qu’il s’agit d’une longue crise de confiance en l’avenir et en la réussite par le travail. Le moral des patrons de PME, comme celui des ménages n’est pas au beau fixe et ce manque de confiance en notre économie rejoint celui d’une incompréhension vis-à-vis du discours politique – qui a du mal à être le ciment de l’intérêt général – prisonnier d’un registre éloigné de la réalité quotidienne.

Crise d’identité aussi. Celle d’une partie de nos concitoyens, tournés vers un individualisme et un communautarisme pour la défense d’avantages acquis exorbitants et qui délaissent l’envie de faire ensemble. Ce traumatisme sociétal du « sauve-qui-peut » touche durablement les esprits et nos modes de vie. La personne humaine n’est plus sanctuarisée et rien – en réalité trop peu – semble appartenir au domaine du possible pour encourager le changement, l’installer dans la durée, favoriser l’émergence de nouvelles élites, lutter contre les discriminations.

Les derniers grands conflits sociaux en entreprise nous ont plongés dans une violence, patrons-salariés, d’un autre âge. Ils ont mis en avant la capacité de groupes spontanés à s’ériger en chasseurs de primes, et à participer au dépeçage de l’entreprise, commencé paradoxalement par ses dirigeants ou ses actionnaires. Le monde de l’entreprise, des plus grandes sociétés aux sous-traitants, a été sonné par ces tremblements que sont la séquestration des patrons, la menace de destructions des outils de production, le chantage social comme par le non-respect contractuel du paiement des indemnités de reclassement.

Dans cette atmosphère miséreuse, la révélation des pratiques financières d’un grand patronat opulent n’a fait qu’ajouter au malaise de notre société et accru la défiance des salariés vis-à-vis du monde de l’entreprise.

Pour panser ces blessures on a fait appel à l’éthique. C’est une juste et belle démarche, elle est indispensable si on se donne réellement les moyens de l’appliquer. D’autres n’ont fait que surfer sur la vague en mettant en avant le modèle PME. Depuis, « la PME » – qui symbolise la volonté de prendre son destin en main – est devenue une attitude, une chance, une vertu alors que pendant des années certains l’avaient ignorée, méprisée, sous valorisée.

Et si cela fonctionne, aujourd’hui dans les territoires, c’est tout simplement parce que, pour une fois, le mythe colle à la réalité. Le succès de l’auto-entrepreneur a été inespéré. C’est un premier pas. Dans les régions, les hommes et les femmes à la tête des TPE-PME ont montré qu’ils pouvaient harmoniser les contraintes économiques et les contraintes humaines pour sauvegarder l’emploi, assurer la formation professionnelle et garantir l’égalité des chances. Et cela malgré les difficultés rencontrées, pour financer leurs activités et leur développement auprès des banques et des assureurs crédits. Sans le rôle d’amortisseur joué par les PME, qui ont puisé sur leurs fonds propres, la France n’aurait-elle pas connu la même situation critique que certains de nos voisins Européens ?

Mais les vrais entrepreneurs ne se targuent pas de leurs succès. Ils restent discrets, un peu trop. Ils connaissent la relativité de la réussite sociétale. Ils ont aussi moult défauts: ils ne communiquent pas sur leurs bonnes pratiques, ne savent pas les mettre en valeurs et les partagent rarement. Les patrons de PME n’ont tout simplement pas le temps, pas les réseaux et pas les moyens.

C’est parce que nous voulons dépasser ce jeu de dupes dont nous sommes tantôt les alibis, tantôt les spectateurs, souvent les victimes; parce que les PME sont créateurs de lien social que nous avons fondé le think-tank Etienne Marcel.

Alors pourquoi Etienne Marcel, le nom d’une station de métro ? Justement, parce que Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, est un personnage libre, courageux et contrasté. Défenseur d’une action responsable de proximité, il s’est battu pour un pouvoir politique, administratif et financier contrôlés, stabilisés. La droite et la gauche peuvent s’en réclamer. Pour les PME, il représente l’entrepreneuriat responsable avec sa liberté d’entreprendre, son efficacité et ses vues d’avenir.

Aujourd’hui, après une année de travail, nous avons choisi d’installer notre réflexion dans la durée et dans toute la France avec des travaux, un jury* et un prix. Appliquer au monde de l’entreprise la belle formule de Victor Hugo: « la volonté trouve, la liberté choisit, trouver et choisir c’est penser ! ».

Parmi des membres du jury: Alain BAUER, Christian FORESTIER, Dominique MARTINAUD, Rachid M’BARKI, Laurence MEHAIGNERIE, Augustin de ROMANET, Jean-François ROUBAUD.

Le site www.prix-etienne-marcel.fr

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